Comment ouvrir sa propre pâtisserie ?

Vous souhaitez ouvrir votre propre pâtisserie ou reprendre une structure déjà existante ? C’est une excellente idée, mais elle nécessite une bonne préparation. On fait le point.

Diplômes ou expérience ?

Le métier de pâtissier est une profession réglementée, ce qui signifie qu’en principe vous devez avoir un diplôme en pâtisserie pour pouvoir créer votre entreprise de pâtisserie. Ce diplôme peut être un CAP ou un BP par exemple. Pour autant, il existe plusieurs façons d’ouvrir une pâtisserie sans diplôme :

  • Avoir une expérience professionnelle d’au moins 3 ans dans le domaine de la pâtisserie. Effectivement, selon la loi du 5 juillet 1996, si vous bénéficiez de trois ans d’expérience dans le domaine, même sans jamais avoir obtenu un diplôme, vous pouvez ouvrir une pâtisserie.
  • Embaucher une personne possédant un diplôme en pâtisserie ou une expérience dans le domaine d’au moins 3 ans. Ce qui déplace finalement l’obligation sur quelqu’un d’autre.

En résumé, si vous avez les fonds nécessaires pour ouvrir une pâtisserie, mais pas le diplôme adéquat ou les expériences requises, n’abandonnez pas vos projets pour autant. Vous pourrez toujours engager le personnel possédant les qualités exigées par le métier et ainsi ouvrir une pâtisserie.

À noter que l’inscription à la chambre des métiers et de l’artisanat est obligatoire si vous comptez moins de 10 salariés, et inscription à la chambre du commerce si plus de 10 salariés.

La découverte du marché de la pâtisserie en France

Avant de reprendre ou de créer votre pâtisserie, étudiez et comprenez parfaitement le marché sur lequel vous comptez vous lancer.

De cette manière, vous aurez une idée plus précise de ce que vous pourrez mettre en place pour que votre future entreprise fonctionne au mieux. C’est-à-dire connaître votre marché, votre concurrence, la demande etc., afin d’adapter vos produits et services en fonction de ces informations préalablement obtenues. Ceci est vrai pour toute création d’entreprise d’ailleurs, quel que soit le secteur d’activité.

Business plan d’une pâtisserie : les points indispensables

Lorsque vous rédigez votre business plan, il convient de traiter un certain nombre de points parmi lesquels on trouve :

L’étude de marché :

L’étude de marché est nécessaire pour étudier la concurrence. C’est elle qui va vous permettre d’affiner votre projet, de regarder où sont situés vos concurrents, ce qu’ils proposent et à quel prix. En fonction de l’étude de marché vous en saurez plus sur comment vous positionner pour réussir au mieux votre projet.

Le choix du local :

Point essentiel si vous souhaitez ouvrir une pâtisserie. En effet, il se définit de manière stratégique. Un bon local attire toujours plus facilement les clients. À noter que si votre domicile correspond aux normes de sécurité relatives aux établissements recevant du public, ouvrir une pâtisserie à domicile est tout à fait possible. 

Pensez à l’hygiène des lieux, ainsi qu’à la sécurité, car sur ces points les autorités ne plaisantent pas. Nous sommes en France… Il en va de toute façon de la qualité de votre service et de vos produits ; et donc in fine, de votre réussite.

La stratégie marketing :

Il s’agit de vous démarquer pour faire croître votre visibilité et votre notoriété. Pour vendre, il faut savoir se vendre.

L’analyse financière :

Cette étape prévisionnelle d’analyse du budget et des coûts est indispensable car elle permet de vérifier que votre projet tient la route et que vous allez pouvoir vous dégager un revenu. Bien que l’on adore pâtisser, il faut bien que l’on puisse vivre aussi. Et quoi de mieux que de vivre de sa passion ?

À noter que c’est également nécessaire pour obtenir un financement…

Choisir un statut juridique

C’est la partie pénible de l’article ? Certainement. Il n’empêche que le statut juridique de sa structure est essentiel. Vous devez choisir et définir le vôtre en fonction de différents critères, notamment l’envergure de la pâtisserie que vous comptez ouvrir.

Chaque statut dispose de ses inconvénients et de ses avantages. À vous de sélectionner le plus adapté, selon vos besoins et votre situation. Pour une pâtisserie, on retrouve notamment :

  • Autoentrepreneur (microentreprise)
  • SASU
  • SAS
  • EURL
  • EIRL

La question de la structure juridique de votre pâtisserie est donc une question essentielle puisqu’elle détermine un certain nombre d’éléments par la suite : une limitation de votre chiffre d’affaires, le régime fiscal de votre entreprise, le nombre d’associés ou encore votre régime social personnel.

Dans tous les cas il est fortement conseillé d’approfondir votre analyse pour choisir votre statut juridique car il n’y a pas de structure juridique parfaite, la bonne alternative dépend de votre situation.

La franchise : autre alternative

La franchise ? Elle vous permet de démarrer “sereinement” vos activités, car vous bénéficiez d’un local prêt à servir. Ainsi que d’un accompagnement au début. Autre avantage souvent mis en avant par les franchiseurs : vous bénéficierez de sa notoriété. Mais il y a également de nombreux inconvénients (liberté limitée, tarifs, etc.).

Panier